L’activité physique face à la perte de masse musculaire chez les personnes âgées

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Notre masse musculaire va connaître des variations tout au long de notre existence. Elle va se développer dans un premier temps, à plus ou moins grande échelle, en fonction de nos activités quotidiennes. Par la suite, aux alentours des trente ans, le corps humain va voir sa masse musculaire commencer à diminuer. Cela reste tout de même relativement peu importante. Cependant, lorsque nous dépassons les cinquante ans, cette perte musculaire s’accélère et se situerait aux alentours de 2%/an. La force, qui va de pair, chute, elle, de 1,5%/an de cinquante à soixante ans, puis de 3%/an après soixante ans. Tout cela étant d’autant plus significatif chez les personnes sédentaires.

 

Or, il est évident que cette masse musculaire est importante, voire essentielle pour l’être humain, puisqu’elle lui permet de tenir debout, de bouger, d’adopter de bonnes postures, etc. De ce fait, la diminution de celle-ci, comme nous venons de l’évoquer, arrivé un certain âge, pourrait nous « handicaper ». En effet, la perte de poids et plus précisément de masse musculaire causerait chez les personnes âgés une détérioration fonctionnelle [1], ce qui diminuerait progressivement la capacité à effectuer les tâches motrices de tous les jours chez ces mêmes personnes. Par conséquent, la morbidité et la mortalité chez ces personnes-là se verraient augmentées.

Il est alors primordial de mettre en place des stratégies thérapeutiques afin de faire face à cette dégénérescence musculaire qui peut s’avérer problématique par la suite.

C’est à ce moment-là que l’activité physique peut rentrer en jeu. En effet, toute activité physique, y compris les activités de faibles intensités sont associées positivement, et indépendamment de l’âge, à la plupart des composantes de la condition physique [2]. Dans notre cas, chez les personnes âgées, l’exercice régulier permet même d’améliorer l’équilibre, la force et la coordination [3]. Il semble alors que pour améliorer ces fonctions, l’entraînement en résistance soit l’atout principal [4], notamment grâce au renforcement des muscles profonds permettant la stabilité et le maintien de la posture. La sollicitation neuromusculaire permettra également d’améliorer la coordination ainsi que l’équilibre. 

Il ne faut tout de même pas négliger les autres activités, telle que peut l’être l’exercice aérobie, qui agira positivement sur d’autres fonctions très importantes de l’organisme.

[1] JE. Morley. “Weight loss in older persons: New therapeutic approaches”. Current Pharmaceutical Design. 2007;Vol 13;3637-3647.

[2] MJ. Van Heuvelen. “Physical fitness related to age and physical activity in older persons”. Medicine and Science in Sports and Exercise. March 1998;30(3):434-441.

[3] S. Lord et al. « Physical activity program for older persons : “Effect on balance, strength, neuromuscular control, and reaction time”. Archives of physical Medicine and Rehabilitation. June 1994;Vol 75:648-652.

[4] Hunter et al. “Effects of resistance training on older alduts”. Sports Medicine. 2012;34:329-348. 

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